Le trek du Choquequirao, 7 jours pour rejoindre le Machu Picchu

On prend les mêmes et on recommence !! On le savait déjà avant d’y aller, le Pérou serait notre terrain de trek. Après nos treks dans la cordillère blanche depuis Huaraz (Mirador, Laguna 69, Santa Cruz et Alpamayo) puis celui du Canyon del Colca près d’Arequipa, nous arrivons à notre dernier trek dans le pays, celui du Choquequirao.

Le Choquequirao c’est quoi

Pour savoir pourquoi il nous tenait particulièrement à cœur, revenons un peu sur ce qu’il nous permet de voir. Tout d’abord et comme son nom l’indique, il nous permet d’arriver sur les ruines incas du site Choquequirao. « Oui c’est bien beau mais c’est quoi ce fameux site ?? » En fait il s’agirait du dernier bastion de résistance inca lors de la conquête espagnol du XVIème siècle, là où se seraient réfugiés les Fils du Soleil durant le siège de Cusco en 1535. Après la chute de l’empire Inca, la cité fut peu à peu désertée puis oublié avant qu’elle ne soit redécouverte quelques siècles plus tard par des explorateurs.

Pour beaucoup, il s’agit d’une sœur jumelle de la très célèbre Machu Picchu mais n’étant accessible qu’après 2 jours de marche, elle est bien moins fréquentée que celle-là. Et c’est justement tout l’intérêt du site. Vous pouvez évoluer dans des ruines à votre guise sans des cars et des cars de touristes avec vous. Les archéologues estiment qu’actuellement seulement 30 à 40 % du site ont été découverts, mais rassurez-vous, c’est amplement suffisant pour en prendre plein les mirettes.

Mais cette situation de calme risque ne pas durer éternellement… En effet, pour l’instant comme je vous le disais, on peut rejoindre le Choquequirao soit depuis le village de Cachora soit depuis celui de Yanama, tout deux à deux jours de marche. Et attention, on ne parle pas de petite balade toute tranquille mais de marche sur sentier avec de forts dénivelés. Or, pour palier à ça, depuis plusieurs années maintenant, un projet vise à construire un téléphérique qui permettrait un accès presque direct au site. Pour l’instant les périodes électorales dans le pays retarde un peu tout ça mais il verra le jour d’ici quelques années à n’en point douter. Bref, si vous voulez profitez de visiter ce site exceptionnel un peu à la manière de ceux qui visitait le Machu Picchu il y a 20 ou 30 ans, n’hésitez pas.

 ruines du choquequirao Pérou

Une route vers le Machu Picchu

Mais ce n’est pas tout ce que permet ce trek. Il existe de nombreuses variantes qui vous font faire soit un aller-retour depuis Cachora, soit une boucle jusqu’au village de Huanipaca, puis de rentrer sur Cusco, mais il est aussi possible de rejoindre le village de Yanama et de là continuer le trek jusqu’au Machu Picchu. En gros, vous faites d’une (vielle) pierre, deux coups. En tout, suivant votre rythme et si vous prenez ou non des collectivos sur la fin vous mettrez entre 7 et 10 jours pour faire tout ça.

Préparation du trek

Comme pour tous les treks, il y a une bonne préparation à faire, surtout que nous partons pour environ 8 jours de marche, ce qui implique autant de jours de nourriture à porter sur le dos. On reprend donc nos habitudes de treks en préparant à l’avance nos poches de petit déjeuner auxquelles il nous suffira de rajouter de l’eau chaude pour déguster notre bonne bouillie à base d’avoine, de lait en poudre, cacao, sucre, raisins secs et chia. Pour le midi, ce sera encore et toujours nos sandwishs au thon (Adeline en était écœurée avant même de partir) et pour le soir on prendra cette fois des soupes de nouilles. Bref, une fois de plus que du bonheur pour les papilles les plus exigeantes !!

préparation trek du Choquequirao

Mais bon, cette fois-ci, contrairement à notre trek autour de l’Alpamayo, nous passerons par des coins habités où nous pourrons acheter quelques trucs par-ci par-là qui changeront notre quotidien.

Au final, nous partirons donc avec des sacs relativement semblables à ceux de notre trek de l’Alpamayo, quelques kilos en moins tout de même puisque nous tablons sur 8 jours de trek. Nous aurons donc sur le dos une vingtaine de kilos chacun le premier jour. Si vous voulez en savoir plus sur ce qui compose nos sacs, allez jeter un coup d’œil sur nos articles du Santa Cruz et de l’Alpamayo, on y dresse la liste.

préparation trek du Choquequirao

Itinéraire

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, il existe plusieurs itinéraires possibles pour ce trek. Pour nous, il s’agit de rallier le village de Cachora au Machu Picchu en passant par les ruines du Choquequirao. Nous savions qu’il était possible d’acheter une carte topographique pour le trek directement à Cusco, mais tout comme pour la cordillère blanche, à force de fouiner sur internet, nous avons fini par en dégotter une. Et au final, avec le recul du trek, nous ne nous en sommes pas du tout servit, si ce n’est pour vérifier une altitude une seule fois…

Itinéraire Choququirao

Départ pour le trek

Ca y est, au bout de quelques jours de repos et de préparation à Cusco, nous voilà fin prêt pour cet ultime trek péruvien !! Première étape pour nous, rejoindre le village de Cachora à 3-4 heures de bus de Cusco. On se lève donc aux aurores et nous rejoignons Pauline et Damien, un couple de voyageur belge en tour d’Amérique latine pour un reportage (ici, un lien vers leur blog), que nous avions rencontré à Arequipa et que nous avions recroisé par hasard dans le marché de Cusco. Hasard du calendrier, ils ont aussi prévu de faire ce trek aux mêmes dates, on en profite donc pour le faire ensemble !! Et heureusement d’ailleurs, car de retour sur Cusco après le trek, surprise, la carte mémoire utilisée les 3 premiers jours est illisible… Plus aucune photos des ruines du Choquequirao, ni de nos premiers instants de marche. Pauline et Damien nous ont donc gentiment donné les leurs histoire que nous puissions avoir quelques souvenirs et surtout qu’on puisse vous en faire profiter ;) !

Une fois retrouvés, nous prenons un taxi jusqu’à la gare routière (6 NS) où nous prenons un bus pour Cachora. Comme tout au Pérou, les prix sont négociables et nous baissons donc nos tickets de 20 à 15 NS par personne !! Youhou, ça commence bien !!!

On monte donc et c’est parti !! Au bout de presque 4 heures de bus, on nous dépose à un embranchement où nous devons prendre un taxi pour la suite du trajet. De là, deux solutions s’offrent à nous. Soit nous descendons à Cachora et nous commençons à marcher le long d’une piste jusqu’au départ du sentier, soit nous prenons le taxi jusqu’au sentier ce qui nous fait économiser plusieurs heures de marche. Comme il est pratiquement 10h du matin, on n’hésite pas une seconde et on le prend jusqu’au bout pour ne pas arriver trop tard à notre première étape. Une heure de taxi plus tard (50 NS), nous voilà en train de charger nos sacs sur nos dos pour le début de notre périple.

11. trek du Choquequirao Pérou

1er jour : Du mirador de Capuliyoc à Santa Rosa

11 km en 4h45 de marche, dénivelé positif 80 3m, dénivelée négatif 1 714 m 

Jour 1

C’est donc un peu après 11h du matin que nous attaquons enfin ce nouveau trek. Une fois arrivés au bout de la piste notre sentier commence en partant sur la gauche jusqu’au mirador de Capuliyoc que nous atteignons relativement vite. De là, nous avons une vue plongeante sur ce qui nous attend dans la journée. Il nous faut en effet descendre tout en bas de la vallée pour traverser le cours d’eau qui s’y écoule, l’Apurimac avant de remonter sur le flanc qui nous fait face.

Nous commençons donc notre descente tranquillement et la fleur au fusil. Le temps est plus que clément, on est même un peu gêné par la chaleur qui règne ici. On est loin des 4 000 m et plus d’altitude que nous avions lors de notre dernier long trek (Alpamayo), les températures ne sont donc clairement pas les mêmes. Au bout d’une bonne heure de marche nous nous arrêtons pour une petite pause casse-croûte à l’abri d’un petit auvent qui nous protège du soleil de plomb.

Après cette petite pause qui nous aura fait beaucoup de bien, nous repartons toujours plus bas dans la vallée. Plus nous avançons et plus le chemin devient caillouteux et sableux. Nos genoux commencent déjà à montrer quelques signes de fatigue. En chemin, nous passons devant plusieurs campings plus ou moins bien aménagés. Certains ont l’eau et une petite échoppe. C’est finalement au bout d’un peu plus de 3h de marche que nous atteignons, non mécontent, le fond de la vallée. Ouf, il était temps !! C’est même un peu trop tard à en juger par l’état d’Adeline qui, avec l’action combinée du soleil et de la descente qui fait taper sans cesse les genoux, commence à se choper un mal de tête qui l’assomme un peu… Nous prenons tous une petite pause pour se remettre avant d’attaquer la première grosse montée de la journée jusqu’au camping de Santa Rosa.

trek du choquequirao Pérou

Elle n’est pas très pentue, mais en contrepartie elle est vraiment longue et le soleil qui ne nous a pas lâché, nous tape un peu plus sur la tête, ce qui n’arrange franchement pas l’état d’Adeline qui n’apprécie que très moyennement ce passage. Il nous faudra un peu plus d’une heure-et-demi pour enfin arriver à destination. Deux campings nous proposent leur terrain pour le même prix : 5 NS par tente. Nous choisissons le second où nous pouvons installer nos deux tentes. Il existe un troisième camping mais à une dizaine de minutes de marche supplémentaire que nous avons découvert le lendemain. Si jamais vous arrivez tôt à Santa Rosa et que vous êtes toujours motivés, vous pouvez très bien pousser jusqu’à là-bas.

Une fois les tentes montées, il ne nous reste plus qu’à profiter du reste de la journée pour se reposer et préparer notre première tambouille !!! On ne veille pas trop tard histoire d’être en forme pour le lendemain matin.

2ème jour : De Santa Rosa au Choquequirao

7 km en 3h45 de marche, dénivelé positif 1 633 m, dénivelé négatif 693 m

Jour 2

Contrairement à nos précédents treks, cette fois-ci nous avions pris un téléphone histoire d’avoir un réveille-matins. C’est donc à 5h que nous émergeons après une très bonne nuit de sommeil. Le mal de tête d’Adeline s’est estompé et après un bon petit déjeuner, c’est en pleine forme et un peu avant 7h que nous attaquons notre deuxième journée !! Elle commence par une bonne montée de deux heures jusqu’au petit village de « Manapata ». Comme la veille, le soleil nous suit partout et c’est trempés de sueur que nous y arrivons. De là, les ouvriers d’un chantier nous indique que nous avons vu sur les ruines du Choquequirao !! Effectivement, de là om nous sommes, nous pouvons avoir un premier contact visuel avec le site !! Plus motivés que jamais, on continue donc notre marche pendant encore une bonne heure-et-demi avant d’atteindre le point de campement du site. Il est 11h, tout va bien pour nous !!

trek Choquequirao Pérou

Visites des ruines du Choquequirao

Une fois nos tentes montées et nos sacs vidés, nous partons tous les quatre à la découverte de ces fameuses ruines. Le site est en fait divisé en deux grandes parties : les ruines du bas, composées essentiellement de terrasses et les ruines du haut qui comprennent elles aussi des terrasses agricoles mais également bon nombre de bâtiments tels des entrepôts, des habitations ou encore des bâtiments administratifs.

Les ruines du bas

Nous décidons de commencer notre visite par celle du bas pour pouvoir ensuite profiter du coucher de soleil sur celles du haut. Depuis le camping, nous empruntons donc un chemin qui nous mène en un petit quart d’heure jusqu’à nos premières terrasses. Une fois sur place, nous sommes littéralement bluffés par la taille du site. Celui-ci est vraiment immense et on en mesure toute sa grandeur une fois en son sein. Lorsqu’on pense qu’il n’y a qu’entre 30 et 40 % du site qui ont été découvert, cela de quoi donner le tournis !! Autre chose frappante, nous sommes seuls. Attention, je ne veux pas dire qu’il n’y avait pas grand monde mais que nous étions vraiment que tous les 4 à visiter cette partie des ruines. Cela procure une sensation vraiment unique d’arpenter à sa guise un site aussi impressionnant. Bon, seule petit regret à notre sens, pour donner aux visiteurs un sens à leur visite, il a été installé des pancartes d’un bleu criard avec pour seule inscription « Siga la flecha » (Suivez la flèche)… Ca fait, à notre sens, un peu verrue au milieu de tout ça et on ne comprend pas trop pourquoi il n’a pas été installé quelque chose de plus discret.

1.Ruines du choquequirao Pérou

3. ruines du Choquequirao Pérou

Ces ruines du bas sont elles-mêmes divisées en deux sous-ensembles séparés par de la forêt. On imagine aisément que si les fouilles mettent à jour l’ensemble du site dans le futur, ces deux parties seront réunies.

Où sont les Ad’s??

ruines du Choquequirao Pérou

Les ruines du haut

Après avoir pleinement profité des lieux, nous décidons d’enchaîner par la visite des ruines du haut. Après tout, il n’est pas encore 15h, il nous reste donc quelques heures avant le coucher du soleil. Avant de partir en trek, Damien avait imprimé un descriptif bien détaillé du site qui se découpe en 12 secteurs et nous avons donc suivit un ordre logique dans notre visite. En remontant, nous arrivons alors dans la zone où se trouvaient vraisemblablement les bâtiments administratifs.

Nous montons encore et toujours passant de ruines en ruines pour arriver sur un chemin de crête qui donne une vue panoramique magnifique. De là, on peut à la fois voir le lever et le coucher du soleil. Les incas vénérant l’astre diurne, on comprend alors encore mieux le choix d’implantation de leur cité.

Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur une terrasse qui nous offre d’un coup d’un seul un vue sur le site principal du Choquequirao. L’instant est presque magique tant cela semble être une apparition. Devant nous, la place principale de la ville. Les ruines restaurées sont d’une grande beauté et le vert des pelouses qui courent un peu partout donne un spectacle unique.

ruines du Choquequirao Pérou

Los Lamas del Sol

De là, il est possible de descendre sur le flanc ouest de la montagne et de suivre un sentier pendant une vingtaine de minute, qui nous conduit à d’autres terrasses qui ont une particularité vraiment sympa : des lamas en pierres blanches sont incrustés dans les murs de soutient. Un mirador permet d’avoir une belle vue d’ensemble sur ce qu’on appelle Los Lamas del Sol (les lamas du soleil). Orienté plein ouest, on comprend vite pourquoi ils portent ce nom quand on voit le soleil se coucher devant eux.

ruines du Choquequirao Pérou

Le soleil commence d’ailleurs à descendre petit à petit et nous remontons donc pour pouvoir profiter des derniers instants du jour sur la partie la plus haute des ruines, bouclant ainsi notre visite du site.

Choquequirao Pérou

Choquequirao Pérou

C’est ensuite à la lumière de nos frontales que nous redescendons vers notre campement où un gardien vient nous vendre les tickets d’entrée au site. Après cette bonne journée, il ne nous reste plus qu’à sombrer dans un profond sommeil.

Adri trek Choquequirao Pérou

3ème jour : Du Choquequirao à Maizel

12 km en 7h30 de marche, dénivelé positif 1 736 m, dénivelé négatif 1 591 m

Jour 3

Hier soir, Adeline a attrapé froid, résultat, elle n’a pas fermé l’œil de la nuit. Au début elle se demande si elle va pouvoir faire cette journée de marche et puis, malgré ses nausées décide d’y aller quand même. En sortant de la tente, on voit que la météo s’est un peu lâchée pendant la nuit car elle est trempée. C’est donc toute mouillée que nous la replions et que nous reprenons la route sous une brume bien épaisse. Adeline n’a rien mangé ce matin, elle est donc assez faible… Pendant une heure nous montons en direction du passage du col pour passer de l’autre côté de la montagne et entamer notre descente. Curieusement, la majorité des blogs que nous avions lu sur ce trek ne font pas état de cette première partie qui n’est pourtant pas anodine. C’était donc un peu notre « surprise » du matin.

Une fois arrivée au point de passage de la ligne de crête, c’est parti pour la descente !! Au départ, celle-ci est relativement agréable mais très vite, les caillasses et la poussière refont leur apparition compliquant un peu la tâche. Fort heureusement, au bout d’une heure-et-demi de marche nous arrivons aux ruines de Pincha Unuyoc. Il s’agit de terrasses agricoles vraiment bien restaurées mais ce qui est vraiment incroyable ici c’est que le système d’irrigation mis en place par les incas fonctionne toujours (après restauration on l’imagine bien). On peut donc refaire le plein d’eau avant de repartir.

8. trek du choquequirao Pérou

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On descend, on descend et plus on descend, plus le terrain est désagréable. Il nous faut une autre heure pour enfin arriver au fond de la vallée où coule le Rio Blanco. On en a vraiment plein les jambes et pour couronner le tout, la pluie commence à tomber. Adeline se sent de plus en plus mal mais veut tout de même continuer. Lors de notre descente, nous voyions en face le chemin qui nous attendait, tout en montée et en zigzag. On savait donc à peu près à quoi s’en tenir. Pas forcément hyper ambiancés, nous attaquons donc la suite du chemin. Pour le coup, la pente est vraiment bien raide ici et nous oblige à ne regarder que nos pieds. De toutes façons, la pluie s’étant invité à la fête, on ne profite que peu du paysage qui pourtant est vraiment sympa. Mais bon, étant donné que l’on monte sur le même flanc de montagne du début à la fin, celui-là ne change pas beaucoup au fil des heures.

Après une petite pause casse-croûte (durant laquelle Adeline n’aura réussi qu’à avaler un peu de pain de mie…) nous reprenons le chemin de moins en moins motivés et de plus en plus sur les rotules. Cette montée nous tue littéralement, surtout Adeline qui finit, une heure avant l’arrivée au campement, par craquer dans mes bras… Déjà que je trouve la journée particulièrement pourrie et assez difficile alors que je suis en pleine forme, j’ai du mal à savoir comment elle fait pour arriver jusque-là.

Finalement, nous arrivons au campement de Maizel vers 15h et nous y trouvons un groupe de russes et d’ukrainiens réalisant le même trek que nous. On pose la tente (3 NS / tente) et on en profite pour faire un tour dans l’échoppe qui se trouve là histoire de se remonter le moral. Nos amis belges nous ont même prévu une petite surprise pour fêter la fin de cette journée qui devrait être la plus éprouvante du trek : du chocolat tout droit venu de Belgique !!! Un grand merci à eux !!

4ème jour : De Maizel à Yanama

9,3 km en 5h10 de marche, dénivelé positif 1 391 m, dénivelé négatif 828 m

Jour 4

Une fois de plus, la nuit a été pluvieuse et c’est d’ailleurs toujours sous la pluie que nous nous levons, mangeons et rangeons nos affaires… Une vraie partie de plaisir. De là, on ne perd pas de temps, on enfile nos cape de pluie et c’est partie pour notre quatrième jour de trek !! Adeline se sent tout de même mieux et on peut donc commencer plus sereinement. Bon, par contre, niveau paysage pour cette journée, on ne pourra rien vous dire car nous n’avons absolument rien vu !! Un épais brouillard accompagnait la pluie qui nous a aussi suivit tout au long de notre journée. Tout ce qu’on peut vous dire c’est que nous démarrons par un dénivelé positif d’un peu plus de 1 000 mètres jusqu’au col de San Juan à 4 320 m d’altitude. On y trouve d’ailleurs un petit abri, bien pratique pour prendre notre pic nic lorsqu’il pleut sans arrêt.

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S’en suit une redescente de l’autre côté du versant qu’on imagine magnifique, mais qu’on ne peut malheureusement qu’imaginer… Il nous faut une petite heure pour gagner le village de Yanama dans lequel nous passerons la nuit. Ici, gros changement, il y a une piste carrossable !! Il y a même un collectivo qui vient jusqu’ici parfois. Mais bon, même si nous ne chérissons pas particulièrement ce trek pour l’instant, nous avons décidé de le faire jusqu’au bout.

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200 mètres après avoir passé le village, nous arrivons à un campement qui nous avait été recommandé par un cuisinier d’un des groupes de trekkeurs. Petit bonus, il y a même une petite échoppe qui nous permet une fois de plus d’agrémenter notre quotidien. On suit donc son conseil et nous y arrivons les premiers :) On monte donc la tente (3 NS / tente) et nous voilà prêts pour la nuit !!

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Le sketch pour une place au sec

Depuis la veille au soir la pluie n’a pas cessé plus de quelques minutes, on est donc en quête d’endroit au sec pour se faire à manger. Le matin, nous avions du faire ça dans notre tente car les seuls endroits possibles étaient occupés soit par le groupe (nombreux) de russo-ukrainiens, soit par une américaine (que l’on appelle princesse) et son guide (Mister 2015, agréable au possible, sans doute parce que le fait que nous fassions ce trek sans guide doit l’agacer au plus haut point…). Du coup, cette fois-ci, on ne se fait pas avoir et étant là les premiers, on trouve un petit préau sous lequel on se prépare notre thé. Mais très vite, le muletier du gros groupe vient nous voir en nous disant que son groupe devra faire à manger ici. On lui répond gentiment que nous aussi car chose étrange, nous devons également manger. On voit qu’il tire la tronche, mais il finit par partir pour aller chercher le gérant du camping pour lui dire de nous virer… Petite précision tout de même, l’espace était largement assez grand pour tous, mais apparemment, lorsqu’on paie, on a droit à beaucoup plus !! (Princesse était bien entendu dans une pièce avec grande table et chaises pour elle toute seule). Tout gêné, le proprio trouve finalement une solution : nous pourrons utiliser la cuisine de sa sœur qui habite juste à côté. Bon, au final le temps a fini par changé et nous avons pu faire à manger dehors mais la situation était juste hallucinante.

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5ème jour : De Yanama à Totora

20 km en 7h de marche, dénivelé positif 1 360 m, dénivelé négatif 1 543 m

Jour 5

Une fois de plus ce matin le réveil sonne à 5h, une fois de plus le mauvais temps est parmi nous et une fois de plus Adeline a été malade toute la nuit et n’a pratiquement rien dormi… Heureusement, aujourd’hui ne devrait pas être une journée très difficile puisque nous allons suivre la piste reliant les villages de Yanama et Totora. Qui dit piste dit pente assez faible et surtout pas de caillasses de partout !! On repli donc une nouvelle fois la tente mouillée et nous nous mettons en route alors que la météo semble se dérider un peu. Comme prévu, la marche est agréable et malgré la présence de la piste, nous ne rencontrons que très peu de véhicules mis à part de rares motos. La piste remonte la vallée dans laquelle nous sommes, nous faisant passer par de beaux paysages très changeants. Les sommets se découvrant peu à peu, nous apercevons également les glaciers et pics enneigés qui nous entourent. Un vrai régal pour les yeux de bon matin.

12. Trek du Choquequirao Pérou

20. Nous deux trek du Choquequirao Pérou

18. trek du Choquequirao Pérou

Nous continuons notre chemin dans des décors qui nous plaisent de plus en plus puis, arrivant au fond de la vallée, nous attaquons la remontée vers le col de Mariano Llamoja qui sera le point culminant de notre trek à 4 660 m d’altitude. Pour cela, on quitte la piste et on emprunte les raccourcis qui nous permettent d’éviter les nombreux lacets qui serpentent jusqu’au col. La pente est donc plus importante mais reste agréable tant que nous allons à notre rythme.

trek Choquequirao Pérou

Un peu avant 12h, soit presque 5h après notre départ (avec pas mal de pauses goûter et admiration du paysage), nous arrivons au col. Ca y est, nous avons franchi le plus haut point du trek !!!

21. Trek du Choquequirao Pérou

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25. Trek du Choquequirao Pérou

Mais une fois de l’autre côté, le décor change radicalement. On aimerait bien vous parler des paysages de ce côté-ci, mais c’était sans compter l’intervention de deux casse-pieds que nous connaissons maintenant bien : le brouillard et la pluie. On revêt donc nos caps de pluie et pénétrons dans une véritable purée de pois avant d’entamer la descente. Là encore, nous pouvons soit suivre la piste qui serpente le long de la montagne, soit emprunter les raccourcis piétons. Histoire de sortir au plus vite de la visibilité nulle, nous choisissons donc la seconde solution. On descend, on descend, puis on finit enfin par voir le brouillard se déliter et nous en sortons enfin. Ouf ! Le paysage de déroule alors devant nous et une fois de plus nous en prenons plein les yeux.

On se remet ensuite en route en suivant un cours d’eau de fond de vallée. La pluie revient, repart, puis revient dans un ballet incessant entre soleil et nuages.

La pluie s’étant calmée, nous en profitons pour prendre notre repas au soleil.

26. trek du Choquequirao Pérou

27. Adri trek du Choquequirao Pérou

Petite erreur de localisation

Au départ, nous avions prévu de dormir au village de Totora mais on s’était aussi dit que si nous avions la foi, nous pourrions continuer un peu plus loin jusqu’aux sources d’eau chaude située à environ 2h de marche supplémentaire. Mais au bout de quelques dizaines de minutes, nous arrivons dans un petit hameau du nom d’Hornopampa. On jette un coup d’œil à la carte topo que nous avons avec nous et surprise, le village est situé après Totora !! On se demande vraiment ce qu’il se passe et puis on se rend à l’évidence : nous avons dû passer à côté de Totora pendant que nous étions dans le brouillard sans le voir. On continue donc notre chemin en se disant qu’on va dormir aux sources d’eau chaude le soir même et ainsi s’avancer pour le lendemain. Sauf que quelques minutes plus tard nous arrivons au village de …. Totora… Là on n’y comprend plus rien. Enfin si, on comprend vite que la carte était en fait fausse et qu’elle avait placé les deux villages dans le mauvais ordre.

Nous trouvons vite un camping dans lequel les muletiers et cuisiniers des autres groupes de trekkeurs sont déjà arrivés. Nous plantons la tente (gratuit à condition de prendre un repas chez la gérante ou d’acheter quelque chose dans sa boutique) et nous préparons un bon thé histoire de réchauffer nos corps.

30. Trek du Choquequirao Pérou

Un cuisinier vraiment top

Vous vous rappelez de princesse et de son Mister 2015 ?? Bon, princesse, son petit nom venait surtout du fait qu’elle était toute seule pour un guide, un cuisinier, un muletier et 5 mules, rien que ça et surtout qu’elle se comportait un peu comme une princesse. Quant à Mister 2015, bien qu’il eut amplement mérité son sobriquet rien que pour sa sympathie envers nous et envers un peu tout le monde, mis à part sa princesse, nous l’avons ainsi baptisé après l’avoir vu se changer en plein milieu d’une journée de trek pour se mettre en petite chemisette de ville histoire de continuer la marche… Bref, voilà pour les explications. Mais la personne qui nous intéresse ici est Jesus (non, pas celui qui marche sur l’eau et tout et tout mais un autre), le cuisinier de ce petit groupe. Il ne multipliait pas les pains comme son homonyme, mais plutôt les gentillesses. Dès notre première rencontre sur les ruines du Choquequirao, nous lui avions parlé et l’avions trouvé vachement sympa. On avait d’ailleurs vraiment mal au cœur de voir comment les autres le snobaient complètement alors qu’il était la sympathie incarnée. Bref, plus les jours passaient et plus nous passions un peu de temps avec lui et en ce cinquième jour de trek, il a joué les pères noël avec nous. Tout d’abord, il nous a proposé un peu d’eau chaude pour que nous puissions nous faire un thé d’après trek, puis une fois que son groupe eut mangé, au lieu de jeter tous les restes comme il le devait, il a planqué une casserole remplie de spaghettis aux légumes pour nous l’amener avant notre repas, puis pendant ce dernier, il est revenu vers nous avec une gamelle pleine de bonne soupe préparée par ses soins. Un amour je vous dis !!

Popote trek Du choquequirao Pérou

Possibilité d’une fin de trek dès à présent

Depuis Totora, les collectivos partent tous les jours pour rejoindre par exemple la ville de Santa Teresa, puis par-là, celle d’Hydroelectrica, point de départ pour se rendre à Agua Calientes, au pied du Machu Picchu. Il est donc possible de finir le trek ici en prenant un véhicule pour faire les derniers kilomètres. On doit dire qu’au départ, c’est un peu ce que nous avions prévu de faire d’ailleurs, mais plus les journées passaient, plus nous avions envie de faire ce trek jusqu’au bout et surtout, on s’entendait vraiment super bien avec Damien et Pauline qui eux, continuaient sur leurs guibolles. Nous avons donc finalement décidé de finir ensemble ce que nous avions commencé tous les quatre.

Nous étions d’ailleurs le seul groupe à faire cela puisque tous les autres ont pris un collectivo le lendemain matin.

6ème jour : de Totora à Playa

24 km en 6h30 de marche, dénivelé positif 720 m, dénivelé négatif 2 063 m

Jour 6

Pour changer, la pluie n’aura pas cessé de la nuit et c’est sous un brouillard et une pluie menaçante que nous entamons cette sixième journée. Tout comme la veille, nous allons suivre une piste pratiquement tout du long, rendant la marche relativement agréable malgré la pluie qui fait une fois de plus des vas-et-viens au-dessus de nos têtes. En 2h de marche, nous arrivons au site des sources chaudes et en le voyant, on est vraiment content de ne pas avoir fait tirer jusque-là la veille !! L’endroit est désert et les piscines sont à sec… Autant vous dire qu’on aurait été vraiment blasés de venir là pour finalement s’apercevoir qu’il n’y avait rien du tout. Bref, si jamais vous avez prévu d’y aller, soyez prévenus que vous pouvez très bien vous retrouver face à des bassins asséchés.

Bon, de toutes façons, vue la météo pourrie on ne voulait pas spécialement faire un plouf et nous continuons donc notre route. Depuis les sources chaudes, il y a deux possibilités pour continuer. Soit vous prenez un sentier de l’autre côté de la rivière, soit vous continuez sur la piste. Au vue de toute la pluie qu’il était tombé ces derniers jours et qu’il continuait à y avoir, on préfère continuer sur la piste pour éviter un sentier qu’on imagine bien boueux.Trek du Choquequirao Pérou

C’est aussi ici que notre chemin rencontre celui du trek du « Salkantay » qui rejoins lui aussi le Machu Picchu. A partir de là, nous allons donc voir pas mal d’autres groupes de marcheurs. Notre arrivée à Playa nous le confirme d’ailleurs tout de suite. Les hôtels et campings sont bien présents et il y a du monde !! On décide de s’y arrêter néanmoins au moins pour faire une pause pic nic mais nous renonçons très vite. La raison ? Nous avons bien baissé d’altitude et un nouvel invité arrive : des micro-mouches ou moustiques, on ne sait pas trop, qui arrivent par nuages et se jettent sur vous !! Impossible de manger tranquillement sans être obligé de battre des bras sans arrêt pour les éloigner. On décide donc de reprendre la marche pour trouver un endroit moins envahi. Après une courte pause, nous parcourons les derniers petits kilomètres qui nous séparent de notre étape du jour. A environ 3 kilomètres après Playa, nous rejoignons le chemin des incas qui quitte la piste en montant sur la droite. A cet embranchement, nous trouvons plusieurs campings et nous plantons notre tente dans l’un d’eux. Ici encore, le camping est gratuit, mais on vous propose une tasse de thé ou café (ce dernier vient de leur exploitation) qu’on vous fait payer 3 NS/pers.

Une fois installés, nous filons dans une échoppe pour acheter de quoi agrémenter nos nouilles du soir. On avait salivé devant un petit mix que préparaient nos amis belges et nous avons donc décidé de les imiter. Ail, oignon et tomate, le tout coupé en petit morceau et cuit avec les nouilles, cela ne vous semble peut-être pas être de la grande gastronomie mais après 6 jours de trek je vous assure que c’est un vrai bonheur !!

33. Trek du Choquequirao Pérou

7ème jour : De Playa à Agua Calientes, The last but not the least

20,6 km en 8h de marche, dénivelé positif 1 588 m, dénivelé positif 1 537 m

Jour 7

Ca y est, cette fois-ci c’était normalement la dernière nuit que nous passions en tente durant ce trek !! Ce soir, si tout se passe bien, nous arriverons à Agua Calientes où nous trouverons un hôtel histoire de dormir au sec !! Mais cette journée ne s’annonce pas de tout repos !! Déjà, physiquement, on sent qu’on accumule de la fatigue. Pauline a les genoux complètement en vrac et enflés, quant à Adeline, elle a une nouvelle fois été malade toute la nuit et est de plus en plus faible. Niveau météo, pas de changement, il a plu toute la nuit et ça ne s’est toujours pas arrêté… Le brouillard est lui aussi de la partie ce qui n’arrange pas vraiment les choses. Mais bon, c’est la der des der en théorie donc on s’y jette. On doit commencer par monter jusqu’au col, c’est donc partie pour la grimpette. Le début de la journée nous fait passer par des plantations de café dont la plupart sont en fleur, nous rappelant le Laos et notre passage sur le plateau des Bolovens.

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La météo est vraiment très pourrie aujourd’hui et plus nous montons, plus il fait froid. Chaque pause nous refroidit vite mais on tient le bon bout et au bout de deux heures, nous arrivons finalement au col. Ouf dirons certains, il ne reste presque plus que de la descente. Oui mais ça, c’était sans compter sur la pluie incessante qui a fini par transformer le chemin en ruisseau toujours plus glissant au fur et à mesure de la descente.

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Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur le site archéologique de Llactapacta, des ruines incas depuis lesquelles il est possible d’avoir un premier aperçu du Machu Picchu. Bon, sauf que là encore, notre ami le brouillard ne nous laisse strictement rien voir et très vite nous reprenons la descente. On commence à être trempé de partout, jusqu’au bout des chaussures. Pour couronner le tout Adeline se tord la cheville dans la descente qui deviendra un véritable calvaire pour elle.

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Nous finissons tant bien que mal par arriver dans le fond de la vallée d’où nous rejoignons la petite ville d’Hydroelectrica. A l’entrée, on s’inscrit sur un registre et nous voilà repartis vers les rails que nous devrons suivre jusqu’à Agua Calientes.

Marcher le long des rails

Après une petite pause goûter, nous reprenons notre chemin en suivant les rails du train. La cheville d’Adeline la lance de plus en plus la ralentissant… Le corps commence à lâcher, les nerfs suivent de peu, elle perd le sourire et craque en disant:  » Cette journée est vraiment pourrie, 6 heures qu’on est sous la flotte et dans la boue, c’est bon j’en ai marre, je suis saoulée » . Au bout de deux heures de marche, nous décidons de nous séparer. Pendant qu’Adeline et Pauline iront à leur rythme, nous partons devant avec Damien pour arriver le plus tôt possible à Agua Calientes et ainsi chercher un logement avant l’arrivée des filles.

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Une heure plus tard, nous y arrivons enfin. Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls et nous voyons bon nombre de personnes descendre des trains et se déverser dans la ville. Les rabatteurs d’hôtels les moins chers les prennent sûrement d’assaut puisque lorsque nous arrivons, personne ne vient vers nous… Nous faisons donc le tour des hôtels qui nous annoncent tous des prix de l’espace et le seul qui pourrait nous convenir se trouve juste à côté d’une discothèque… Finalement, au bout de plus d’une heure d’errance dans les rues de la ville, une dame finie par nous proposer des chambres abordables que nous négocions tout de même. Ouf, il était temps on commençait sérieusement à s’impatienter. On rejoint donc les filles qui nous attendaient bien sagement depuis longtemps sur la place principale et nous allons vite poser nos sacs dans ce lieu sec !!

Le gros du trek est désormais terminé, il ne nous restera plus qu’à monter découvrir le Machu Picchu le lendemain matin, mais ça, ce sera pour le prochain article. 

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Nos impressions sur ce trek

Nous avions beaucoup d’attentes concernant ce trek car nombreux étaient les voyageurs qui nous en avaient compté le parcours. Au final, une chose est sûre pour nous, ce fut le trek le moins agréable que nous ayons fait. Certes, les ruines du Choquequirao valent vraiment le détour, surtout lorsqu’on sait qu’on est vraiment tout seul sur le site, mais les marches entre les différentes étapes sont loin d’être agréable.

Les dénivelés sont certes moins importants que sur le trek de l’Alpamayo par exemple, mais la pente y est souvent bien plus raide et parfois même instable.

Si lors de ce premier nous étions pratiquement toujours au-dessus des 4 000 m d’altitude, ce qui peut représenter une gêne pour certains, ici nous sommes bien plus bas mais en contrepartie les jours de beaux temps se font sous une chaleur écrasante.

Enfin et c’est de loin le point qui nous aura le plus dérangé, la météo absolument épouvantable (5 jours de pluie pratiquement incessante et du brouillard sur 7 jours de trek) aura à la fois minée nos corps et nos esprits.

Bref, vous l’aurez compris, ce ne fut pas une partie de plaisir pour nous et même si les paysages valaient le coup d’œil, du moins lorsqu’on les voyait, il a vraiment fallu faire plus d’une journée au mental. En résumé, nous sommes contents d’y être arrivé car les ruines du Choquequirao étaient vraiment géniales et c’est une fierté pour nous d’avoir rejoint à pied Cachora au Machu Picchu, mais il est clair que ce n’est pas un trek que nous voudrions refaire.

Trek Choquerirao Pérou

Infos pratiques pour vous futurs voyageurs ;)

Transports :

Bus Cusco – Croisement vers Cachora : 15 NS/pers

Taxi Croisement Cachora – Début du sentier : 50 NS/taxi

Visite: 

Entrée au site Choquequirao : 37 NS/pers

Campings :

Santa Rosa : 5 NS/tente. Sanitaire avec douche eau froide. Petite échoppe

Choquequirao : Campement gratuit (compris dans le ticket d’entrée au site). Sanitaire avec douche eau froide

Maizel : 3 NS/tente. Toilettes et petite échoppe.

Yanama : 3 NS/tente. Sanitaire avec douche eau froide. Petite échoppe

Totora : Camping gratuit si l’on consomme. Sanitaire avec douche eau froide. Petite échoppe

Playa (3km après Playa en fait) : Camping gratuit mais thé/café 3 NS/pers. Sanitaire avec douche eau froide. Petite échoppe