Huaraz et ses ballades à la journée

Arrivée au Pérou

Après 3h de vol nous atterrissons dans notre 3ème destination d’Amérique Latine, le pays des Lamas !!!

Étant déjà allé au Pérou en 2012 j’avais dit à Adri qu’il y avait certains endroits où je ne voulais pas spécialement retourner et Lima en faisait partie. Je ne suis pas très grande ville et celle-ci, je dois bien l’avouer, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Nous décidons donc de se la jouer warrior et d’enchainer nos 3h de vol avec un bus de nuit pour Huaraz.

 Péruvienne Huaraz Pérou

Des Gringos Taxi

N’ayant pas de guide papier du Pérou nous allons directement au point d’informations de l’aéroport pour savoir où il est possible de prendre un bus de nuit pour Huaraz. La femme, d’une très grande gentillesse, nous explique qu’il y a un terminal à 5 kilomètres de l’aéroport et que pour le rejoindre nous pouvons soit prendre un collectivo soit un taxi. Elle nous précise aussi que le collectivo à cette heure-ci, 20h n’est pas très sûr et qu’il y a régulièrement des vols sans oublier qu’il n’y aura pas forcément beaucoup de place pour nos gros sacs à dos. Elle nous explique ensuite qu’un Taxi nous coutera entre 15 à 20 NS mais pas plus. On se dit qu’on va jouer la carte de la sécurité et prendre le taxi surtout que cette option sera plus rapide si on veut prendre un bus de nuit vers 21h 21h30.

Nous sortons alors de l’aéroport et là bien sur tous les chauffeurs de taxi se jettent sur nous. On demande alors d’aller au terminal que la femme nous a indiqué et là… le drame .. on nous annonce 100 NS pour la course. Oui 100NS pour 5km en sachant qu’on nous avait dit qu’on n’aurait pas à payer plus de 20 NS. On refuse , on cherche ailleurs mais là encore on entend 100 NS ou 20 dollars… Et bien sur ils n’en démordent pas.

On retourne à l’intérieur de l’aéroport et on redemande à la réceptionniste le prix de la course. On se dit qu’avec la fatigue on a peut être rien compris mais elle nous redit la même chose et nous dit de ne surtout pas payer la somme demandée. Les chauffeurs de taxi profitent du fait que nous soyons des « gringos » pour augmenter les prix et jouent aussi sur un tarif nuit.

La réceptionniste nous dirige alors au premier étage de l’aéroport vers l’office du tourisme du Pérou. On explique notre problème  à nos deux interlocuteurs qui sont eux aussi choqués du prix demandé. Ils passent plusieurs coups de téléphones et nous dégottent un taxi à 25 NS. Youpi!!! Ils nous indiquent où récupérer le taxi, c’est donc le sourire aux lèvres que nous y allons. On sort de l’aéroport et nous dirigeons au point de rendez-vous, seulement voilà, il n’y a personne. On ne se démonte pas on cherche à droite et à gauche on demande aux passants où se trouve Mr… (on nous avait donné le nom à l’office du tourisme, mais là tout de suite je ne m’en souviens plus). On nous avait aussi dit que le chauffeur avait une chemise blanche et une cravate rouge, on se met alors à jouer à où est Charlie mais pas de Charlie en vue.

Au bout de 10 minutes nous commençons à être soulé de toutes ces histoires. On retourne à l’aéroport et on remonte à l’office du tourisme en leur expliquant qu’avec toute notre bonne volonté nous n’avons pas trouvé le taxi. Le monsieur de l’office décide alors de venir avec nous. On s’excuse 10 milles fois mais franchement on en avait marre de jouer aux 12 travaux d’Hercule. On retourne donc avec lui sur le parking et bien sûr il n’y a toujours personne. Il demande alors deux, trois renseignements à droite et à gauches et en fait, il s’avère que la compagnie en question se situe à l’opposé de se qu’on nous avait indiqué.

On trouve enfin notre taxi, on remercie 10 milles fois le monsieur de l’office du tourisme qui au passage nous dit de payer le chauffeur devant lui pour être sur qu’on ne se fasse pas arnaquer. On s’exécute et le chauffeur nous rend bien la monnaie , on peut enfin dire au revoir à notre sauveur et partir en direction du terminal.

Il faut quand même savoir que toute cette histoire aura durée 1h30. C’est donc à 21h30 que nous quittons l’aéroport soulagés mais en même temps préoccupé par cette histoire de bus de nuits que nous avons peur de louper à présent. Et nos doutes vont se confirmer… Nos premiers contacts avec le pays nous changent radicalement de la Colombie..

La course au bus de nuit

Une fois arrivé au terminal on ne perd pas de temps et on demande au point d’information où se situe les compagnies en partance pour Huaraz. La réceptionniste nous explique où aller mais nous dit aussi que beaucoup de bus sont déjà partis ou sont déjà pleins mais qu’on peut quand même aller voir. Nous y allons au pas de course et nous ne cherchons même pas à comparer les compagnies la première qui vient sera la bonne car nous n’avons plus le temps de chipoter ni de négocier. Nous demandons à la première compagnie qui nous dit que le dernier bus pour Huaraz est plein, idem pour la deuxième compagnie puis la troisième et la quatrième.

Haaaaa on commence à paniquer, cette histoire d’aéroport nous a vraiment fait perdre notre temps. On voit une autre compagnie mais celle-ci n’a plus qu’une place de libre. On commence à se faire une raison, en se disant qu’au pire on prendra une nuit d’hôtel à côté du terminal et qu’on partira à l’aube le lendemain. Mais au dernier moment Adri voit une autre compagnie qui indique qu’elle a un bus qui part pour Huaraz à 22h30. Nous demandons à la dame de l’agence s’il reste des places et là …. HALLELUJAH… Il lui reste juste deux places. Oh pétard, on est tout fou….  Elle nous précise que se sont les places à côté des toilettes, les places que personnes ne veut car les odeurs qui émanent de là-dedans ne sont pas très agréables. On lui dit que ce n’est pas grave, il nous faut ces deux places et au pire nous mettrons nos écharpes sur le nez. Vous pouvez pas savoir le soulagement que c’était pour nous après toute cette course… Et puis on a eu une 2ème surprise, la compagnie étant très discount les places ne valaient que 30NS/pers alors que la moins cher que nous avions repéré proposait 45 NS.

Par contre souvenez-vous, de l’aéroport au terminal de bus nous avons payé 25 NS pour 5km et là nous payons 30 NS/pers pour 8h de route, chercher l’erreur…

Un trajet qui se passe plutôt bien

Ayant acheté nos tickets à 22h15 et le départ du bus étant à 22h30 nous n’avons pas trainer longtemps dans le terminal juste le temps de s’acheter un sandwich car nous n’avions rien manger depuis le midi et nos petits ventres criaient famine.

Moi qui d’habitude n’arrive pas à dormir dans les bus de nuit je n’ai rien vu passer… Le stress de cette arrivée au Pérou a due m’épuiser par contre Adri n’aura pas fermé l’oeil de la nuit.

Et pour ce qui est des toilettes au final ils ne les ont pas ouvert de la nuit préférant faire une pause au bord de la route. Donc pas de soucis pour nous !!!

Arrivée à Huaraz

C’est au petit matin, aux alentours de 6h que nous arrivons dans la ville de Huaraz perché à 3 000 mètres d’altitude.

Lors de notre séjour en Colombie nous avions rencontré un Français qui nous avait parlé d’une auberge vraiment pas cher à Huaraz mais très peu connue car elle n’est pas dans les guides touristiques. Il nous avait dit que l’endroit s’appelait El Tambo et que ce petit hostel était tenu par une gérante vraiment sympa et pleine d’informations pour les treks aux alentours.

Arrivé au terminal, ne sachant pas où se trouve cette auberge et n’ayant pas de plan de la ville nous demandons à un taxi de nous y emmener. Effectivement l’auberge est bien planquée et non indiquée, elle se trouve dans le renfoncement d’une ruelle.

marché Huaraz Pérou

Pourquoi avoir pris un taxi cette fois-ci ?

Vous nous direz que nous aurions pu faire comme d’habitude, demander notre chemin aux locaux et marcher jusqu’à l’auberge. Le problème c’est qu’à 6h du matin il y avait des mecs un peu louches à côté du terminal et avec nos sacs à dos on ne voulait pas attirer l’œil.

Enfin c’est surtout moi qui suis parano car c’est dans cette ville-là que je me suis faite agressé il y a 3 ans par un homme qui m’a plaqué un couteau sur le ventre et qui a fini par me voler mon petit sac à dos. Donc vous comprendrez que c’est avec une boule au ventre que je retourne dans cette ville. Bref, j’ai beaucoup pris sur moi pour revenir ici parce que je voulais qu’Adri voit la Cordillère Blanche et puis comme on dit, il ne faut pas rester sur un échec.

El Tambo une auberge hors du temps

Une fois arrivés nous sommes très bien accueillis par Miréla, la gérante de l’auberge qui nous prépare même un petit maté coca pour s’acclimater à l’altitude. On lui demande si elle à une chambre de libre et nous dit qu’il y en a une qui doit se libérer dans la matinée. En attendant que le temps passe nous lui posons pleins de questions sur la région et les ballades à faire. Plus le temps passe et moins on sait à quelle heure nous allons avoir la chambre. On décide alors d’aller au marché s’acheter de quoi faire notre petit déjeuner. Miréla nous oriente d’ailleurs vers un petit marché prés du stade ou nous trouvons des fruits pour trois fois rien.

Le petit déjeuner étant avalé nous revenons à la charge mais toujours pas de chambre de libre. Après un bus de nuit c’est un peu rude mais c’est aussi le jeu du voyage. On a franchement pas envie d’attendre des heures à ne rien faire alors on lui demande conseil et elle nous propose alors une ballade dans le coin en nous donnant un plan. On se change donc en 4ème vitesse et vous ne rêvez pas après 3 heures de vol Bogota-Lima et un bus de nuit de 8h nous enchainons avec une randonnée de quelques heures. On va dire que c’est l’occasion de s’acclimater à l’altitude…

Petite précision tout de même sur cet hostal avant de passer à autre chose. Son ambiance est vraiment très roots. En soi, cela ne nous dérangeait pas sauf que beaucoup de personnes dans cette auberge se sentaient un peu trop chez eux. Vaisselle jamais faite, cuisine dans un était bien crade et surtout des pétards qui se fumaient dans des parties communes en intérieur, juste à côté de notre chambre… Bon, c’est sûr que ce n’est pas cher et que Miréla avait de super conseils, mais à notre retour de Santa Cruz, nous avons décidé de plier bagage pour un endroit, certes, un poil plus cher (30NS la chambre au lieu de 20), mais beaucoup plus calme. Soyez donc averti si vous n’êtes pas trop fan de ce genre d’ambiance

La Lagune de Willcacocha

Après avoir pris un collectivo de Huaraz pour 1 NS/pers nous voilà arrivé 20 minutes plus tard au Puente Santa Cruz, c’est d’ici que va démarrer notre ballade sur la Cordillère noire. Le temps est clair, le ciel est bleu, on se dit qu’arriver en haut la vue sur la Cordillère Blanche va être magnifique. Nous commençons alors notre marche sans ressentir la fatigue ni le mal de l’altitude. Nous passons par un village sans âmes qui vivent et continuons notre chemin. Plus nous montons plus la vue sur la vallée est magnifique par contre nous ne trouvons pas le chemin très palpitant car en réalité nous suivons une piste faite de sable et quelques caillasses.

Lagune willcacocha Pérou

Nous passons bien évidemment devant des chiens surexcités qui ne cessent d’aboyer pour mon plus grand plaisir. Je les déteste tous ces chiens qui nous courent toujours après pendant les randonnées. Bref, heureusement, les moutons et les agneaux sont là pour me faire oublier tout ça.

lagune Wilcacocha Huaraz Pérou

Arrivée à 3 700 mètres d’Altitude

Au bout de 1h30 de marche et 600 mètres de dénivelé positif, nous voilà arrivés en haut, à 3 700 mètres d’altitude. C’est ici que se trouve la lagune Willcacocha, mais c’est surtout ici que nous avons un point de vue de fou sur la Cordillère blanche. Nous sommes face à toutes ces montagnes aux sommets enneigés et on avoue en prendre plein les yeux. La vue est magnifique, on en profite alors pour casser la croute ici mais le pic-nic sera de courte durée car de gros nuages noirs se profilent à l’horizon. On a à peine eu le temps de tout ranger dans les sacs que quelques goutent commençaient déjà à tomber.

8. lagune Willcacocha Pérou Huaraz

6. lagune Willcacocha Huaraz Pérou

Première journée au Pérou et première averse mais heureusement nous avons pu en profiter un peu.

Adri lagune willcacocha Pérou

Départ pour La lagune 69

Lors de mon premier passage au Pérou je n’avais pas fait la lagune 69 par manque de temps, c’était donc l’occasion de se rattraper. En rentrant à El tambo nous demandons à notre source d’information, Mirela quel est le meilleur moyen pour s’y rendre. Elle nous explique qu’on peut y aller par nos propres moyens mais que ça nous reviendra à plus cher que si nous passions par une agence. Elle connait une agence qui ne prend que 30 NS/per pour l’aller/retour sans guide ce qui te permet d’être autonome durant la ballade. On lui fait confiance on se dit que c’est un bon compromis alors on accepte.

Le lendemain nous partons un peu en catastrophe car Mirela nous avait dit que le collectivo viendrait nous chercher à 6h mais en réalité il est venu nous chercher à 5h30 du matin… C’est donc en speed que nous nous habillons et prenons nos affaires, heureusement nous avions préparé les sandwichs la veille.

Le collectivo fait le tour des autres auberges et nous partons pour environ 3h de route. En entrant dans le parc Huascaran nous arrivons à un poste de contrôle où nous devons acheter des billets d’entrée. Ici, deux option s’offrent à nous. Le ticket à la journée de 10 NS/pers ou le ticket de 21 jours à 65 NS/pers. Sachant que nous voulions faire le trek de Santa Cruz qui se trouve dans ce même parc quelques jours plus tard, nous optons pour le second. Il faut savoir en plus qu’en temps normal, si vous voulez faire le trek de Santa Cruz en autonomie, c’est à dire sans guide, on peut refuser de vous vendre le ticket à votre arrivée sur place le jour J. Alors qu’en prenant ce même ticket avec un tour organisé (pour la lagune 69 par exemple), il n’y a aucun soucis. Pensez-y, ça peut vous faire faire de bonnes économies.

La laguna Llanganuco

Une fois le ticket en poche nous continuons à avancer dans le parc avec le collectivo qui nous arrête quelques kilomètres plus loin pour admirer la Lagune de Llanganuco. La lagune est d’un bleu turquoise de folie et fait ressortir la couleur orangée des arbres qui la bordent.

Une petite séance photo s’impose et nous remontons tous dans le collectivo pour aller un peu plus haut.

laguna Llanganuco Pérou

lagune llanganuco Pérou

C’est parti pour la découverte de la 69

Nous arrivons enfin au point de départ de la randonnée aux alentours de 9h. Le chauffeur nous dépose et nous explique qu’il serait bien de ne pas sortir des sentiers battus histoire de ne pas se perdre et nous dit que nous en auront pour environ 3h de marche et que nous devons être de retour pour 15h au même endroit pour le retour.

Dans le bus nous avions fait la connaissance d’un couple de français, Clara et Ludovic avec qui nous avons bien sympatisé. Eux aussi sont en tour du Monde, ça fait 7 mois qu’ils voyagent et de papotage en papotage nous décidons de faire la randonnée ensemble.

lagune 69 Pérou

Le début commence dans une vallée bien verte avec un court d’eau qui passe au milieu et les montagnes enneigées en arrière plan. Le début de la ballade est vraiment tranquille et puis bien sûr après, nous prenons de la hauteur et les cuisses chauffent un peu plus. Nous montons assez facilement, l’altitude ne nous dérange pas.

19. En allant à la lagune 69 Pérou

En allant à la lagune 69 Pérou

Arrivée à 4 650 Mètres d’Altitude

C’est au bout de 3h de marche et 750 m de dénivelé positif que nous arrivons à 4 650m D’altitude. La lagune est magnifique par contre le soleil s’est caché pour laisser place aux nuages. Les montagnes enneigées sur fond bleu ce sera pour un autre jour, mais ce n’est pas grave car l’endroit reste plein de charme et le décor est parfait pour faire la pause miam miam !!

Lagune 69 Pérou

Tout comme à la lagune willcacocha, les sandwichs à peine finis il s’est mis à pleuvoir et même à grêler !!! Nous rangeons nos affaires, on enfiles nos vestes et on redescend. Heureusement que nous avons pu en profiter juste avant car nous avons croisé des gens qui arrivaient au moment où nous partions et là pour le coup sous la grêle c’est quand même beaucoup moins fun!

Il était 13h et nous avions rendez-vous avec le chauffeur à 15h donc de toute façon nous n’aurions pas pu rester plus longtemps.

25. lagune 69 Pérou

Plus nous descendons et plus la météo se calme pour notre plus grand plaisir !!

Nous arrivons même plus tôt que prévu alors on en profite pour se reposer un peu dans la vallée le temps que tout le monde reviennent.

En allant à la lagune 69 Pérou

Aclimatation faite

Ces deux ballades nous ont vraiment plu et nous ont permis de voir que nous n’étions pas trop déstabilisés par l’altitude. Nous voulions aussi faire la lagune Churup mais finalement nous avons décidé de nous lancer directement dans un petit trek de 3 ou 4 jours j’ai nommé SANTA CRUZ… mais ça s’est pour le prochain article ;)

Le climat

La meilleure période pour faire les treks dans la Cordillère blanche se situe entre Avril et Septembre nous savions donc qu’en arrivant en Octobre nous commencerions à avoir de la pluie. Ça ne nous a pas trop déstabilisé et puis la pluie arrive surtout l’après-midi donc le tout est de profiter du matin. Vous verrez dans le prochain article que nous avons même eu le droit à des belles journées ensoleillées lors de notre trek. Personne ne peut trop prévoir le temps en montagne, c’est tellement changeant !

Et la ville de Huaraz dans tout ça

On ne va pas se mentir la ville n’a rien de fou, c’est juste un bon point de départ pour les excursions qui se trouvent aux alentours. Mis à part la place des armes il n’y a pas vraiment d’endroits sympas où se poser à l’extérieur.

Place des armes Huaraz

Les marchés

Nous, ce qu’on a beaucoup aimé c’est retrouver les marchés. Ils y en a un petit vers le satde qui vend essentiellement des fruits, légumes, quinoas, ou avoine pour trois fois rien. C’est ici que nous avons fait nos courses la plupart du temps.

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Découvertes des premières spécialités péruviennes

Il y a aussi le grand marché, le marché central, on y allait essentiellement les midis pour l’Almuerzo car les portions sont très généreuses pour seulement 5 NS (soupe, plat et jus). C’est ici que nous avons goûté notre première spécialité péruvienne, le Lomo Saltado qui se compose de petits morceaux de boeufs mélangés dans une sauce se composant de tomates, d’oignons et de frittes le tout accompagné de riz. N’étant pas vraiment fan des petits morceaux de boeufs les autres jours je prenais la tortilla verdura, soit une omelette aux légumes et là encore la portion n’était pas petite !!

Lomo Saltado Pérou tortilla

On trouve également en ville une multitude de marchands ambulants qui vendent de tout et n’importe quoi. Des télécommandes en passant par les montres et du fromage.

Pour le matin il y a même ces petites roulottes spéciales désayunos que l’on retrouve partout en ville. Elles servent essentiellement des jus d’avoine, de quinoa et des petits sandwichs à l’oeuf, au fromage ou à la pomme de terre. Ce dernier est un vrai régale, il a d’ailleurs fait parti de notre petit déjeuner la plupart du temps.

Desayuno Pérou Huaraz

En parlant de pomme de terre nous avons découvert une autre spécialité péruvienne qui n’est autre que la papa rellena. C’est une boule de purée de pomme de terre allongée farcie d’un mélange de viande, œuf et parfois légumes. YUMMY!!!!

papa renella Pérou

Nous avons aussi gouté aux tamales, purée de maïs farcie à la viande et emballées dans une feuille de bananier repliée en carré.

Les snaks

Partout en ville nous avons trouvé des galettes de Kiwicha (amarante) ou alors des sachets de blés ou maïs soufflés. Ils vendent ça 1NS le sachet donc vraiment rien, nous en avons beaucoup pris pour les treks, car beaucoup plus économiques que les barres de céréales.

Snak péruvien

La tarte au pomme

Dernière petite spécialité du coin la tarte au pomme. Il y en a dans toutes les boulangeries et on avoue en avoir testé trois ou quatre sans oublier le feuilleté aux pommes qui lui m’a littéralement fait fondre.

tarte aux pommes Péruvienne

Marché artisanal

Il y en a deux non loin de la place des armes qui permettent d’acheter des souvenir en tous genres de types andins comme des trousses, des pochettes ou des sac multicolores sans oublier les gants, écharpes ou bonnets en laine de mouton ou d’alpagua.

marché artisanal Huaraz

Office du tourisme

Si vous avez la moindre question sur la ville, les alentours ou même une autre ville dans le pays on vous conseil vivement d’aller y faire un tour. Nous y avons été à 3 reprises et à chaque fois nous avons été très bien accueillit et très bien renseigné. On nous a donné des cartes, des plans, des horaires de bus, des tarifs, etc… Bref, un sans faute !

S’équiper pour un trek

Franchement pour une ville qui est le point de départ pour de nombreux treks nous avons trouvé quelle était très pauvre en magasins d’équipements de randonnée. Heureusement nous avions l’essentiel avec nous mais par exemple nous voulions nous acheter un sur pantalon imperméable au cas où nous aurions à faire à de grosse averse en trek ou encore des camelbak car c’est quand même plus pratique que des bouteilles en trek mais ça a été un échec. Tout ce que nous trouvions était soit de très mauvaise qualité sois très cher, quand je dit cher je veux dire que même en France nous les aurions payé moins. Nous avons abandonné l’idée du pantalon et du camelbak. Nous avons quand même consacré une après-midi entière à aller de magasins en magasins à fouiner et à la fin de la journée nous étions un peu agacé car résultat des courses nous n’avions rien.

Attention tout comme dans le quartier de Thamel à Katmandou au Népal il y a beaucoup de fake ici. Les gens vous feront payer la marque pour finalement de la mauvaise qualité.

Réconciliation avec la ville de Huaraz

Je vous disais en début d’article être un peu terrifiée à l’idée de retourner dans la ville où je mettais faite agressé quelques années auparavant mais finalement comme on dit tout est bien qui finit bien, ça va beaucoup mieux. Tout s’est bien passé et j’ai même redécouvert la ville car quand j’y avait été nous étions plutôt speed et donc je n’avais pas autant flâné dans les rues et nous n’avions même pas pris le temps de découvrir la cuisine du marché.

J’ai redécouvert la population que je trouvais froide il y a trois ans. Aujourd’hui on peut dire que nous avons trouvé la population accueillante. Beaucoup de personnes venaient nous parler pour savoir d’où on venait, quel métier on exerçait où on avait appris l’espagnol.

Bref finalement heureusement que je suis revenue ici car j’en garderais un tout autre souvenir.

fruits Huarz Pérou

Infos pratiques pour vous futurs voyageurs ;)

Transport:

Taxi de l’aéroport au terminal Plaza Norte

Prix: 25 NS

Bus de nuit Lima-Huaraz

Prix: 30 NS/pers

Durée: 8 heures

Collectivo de Huaraz à Puente Santa Cruz pour la lagune Willcacocha

Prix: 1 NS/pers

Durée: Entre 20 et 30 minutes

Collectivo pour la Laguna 69

Prix: 30 NS/pers Aller-retour

Durée: 3 heures aller et idem a retour

Hébergement:

Nom: El Tambo

Prix: 10 NS/pers pour une chambre double

Sanitaires: A l’extérieur, eau chaude

Petit déjeuner: Non inclus

Cusine: Oui

Salle commune: Oui

……

Nom: Pepe’s

Prix: 15 NS/pers pour une chambre double

Sanitaires: Dans la chambre, eau chaude

Cusine: Non

Salle commune: Non

Petit déjeuner: Non inclus

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